L’œuvre de Samir Makhlouf déconstruit les territoires des émotions. Elle effrite leurs rouages, elle draine les miettes de sens et de ressentis qui les entretient vers des structures recomposées qui prendront alors la forme de peintures, de textes littéraires, d’architectures improbables, ou de théories physiques rigoureuses. En les parcourant par la lecture, le regard ou la réflexion, il s’en dégage une impression de survole de l’humanité à la fois tendre et amusée, un peu comme lorsque l’on contemple les paysages de la Terre vus de haut et qu’on en saisisse alors, comme une évidence, leur insoupçonnable cohérence.